« La culture doit être l’une des bases de la compréhension
entre les peuples. »
Albert Einstein
« La culture doit être l’une des bases de la compréhension
entre les peuples. »
Albert Einstein
La première visite réalisée par le projet de Sensibilisation à la Diversité Culturelle en 2012 a été un grand succès! Jeudi 26, Lundi 30 et Mardi 31 Janvier, notre équipe s'est rendue dans quatre classes d'école primaire pour faire découvrir Les Etats-Unis aux élèves.
Les enfants ont pu découvrir le pays grâce aux explications de nos volontaires américains et à des ateliers pédagogiques, poser toutes leurs questions et ont même eu droit à un petit concert de musique américaine.
Un grand merci à nos bénévoles ainsi qu'à l'Ambassade des Etats-Unis qui nous a fournit de petits drapeaux pour les enfants.
« Ton Christ est juif. Ta voiture est japonaise. Ta pizza est italienne et ton
couscous algérien. Ta démocratie est grecque. Ton café est brésilien. Ta montre est suisse. Ta chemise est indienne. Ta radio est coréenne. Tes vacances sont turques, tunisiennes ou marocaines.
Tes chiffres sont arabes. Ton écriture est latine. Et tu reproches à ton voisin d'être un étranger! »
La formation des préjugés
Ce qui permet aujourd'hui à une culture de s'exprimer et de trouver un lien entre ses membres revêt différentes formes. De nombreuses pratiques sociales, rituels, évènements sont constatés comme étant les éléments spécifiques attribués à chaque culture. En effet, ils lui permettent de s'exprimer et de révéler ses différences et particularités. Ces éléments permettent également à l'observateur extérieur de comprendre les principes jugés importants pour une culture et de suivre l'histoire qui a mené à de telles pratiques. L'ensemble de ces déterminants culturels « les pratiques sociales, rituels et événements festifs sont des activités coutumières qui structurent la vie des communautés et des groupes, et auxquelles un grand nombre de leurs membres sont attachés et participent. Ces rites trouvent leur sens dans le fait qu'ils réaffirment l'identité de ceux qui les pratiquent en tant que groupe ou communauté »[1]. Ces caractéristiques sont essentielles car elles offrent un sentiment d'appartenance et d'identité aux membres d'une communauté. Elles méritent aussi d’être connues de ceux qui souhaitent entrer en contact avec une culture, dans l’objectif de comprendre les individus qui la compose et leur fonctionnement.
Les stéréotypes[2] et préjugés[3] sont une part importante de l'image que les individus se font d'une culture. Ils sont inclus dans notre éducation, créant parfois des opinions négatives et fausses. Ils ont parcouru les âges à travers les générations, ne changeant que peu et se forgent sur des aprioris rarement démentis par de nouveaux observateurs. De ce fait, il est inévitable que ces éléments soient progressivement acquis comme étant des faits. Cependant, croire ces préjugés et stéréotypes sans appréhender soi-même la réalité de la culture en question, c'est prendre le risque d'une approche prédéfinie et maladroite face à un individu. Un locuteur s’attendra à certaines réactions de la part de son interlocuteur, du fait des préjugés qu'il a acquis et sera surpris, voire décontenancée, par la réalité. Egalement, un individu stéréotypé ne comprendra pas la réaction du locuteur à son égard et ce dernier « apparaîtra alors bizarre, gauche, désinvolte ou franchement impoli »[4]. Les malentendus sont presque inévitables et surtout dangereux pour les rapports à venir. Katerina Stenou, Directrice de la Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel de l’UNESCO, explique que pour permettre à l'être humain de comprendre l'altérité, il lui faut d'abord entendre qu'il n'existe « aucune base scientifique aux préjugés fondés sur les différences ethniques » [5]. L'objectif serait que, comprenant ceci, l'individu s'en trouverait plus ouvert aux différences culturelles.
Dans le cadre des échanges interculturels, les mythes représentent une part importante de l’imaginaire humain créant les préjugés. Les mythes sont la formation de messages codés dans des sociétés données, qui permettent aux individus de se comprendre par une seule illustration connue de tous. Ce phénomène implante les stéréotypes dans la société et parcoure l'histoire à travers les légendes populaires, créant des illustrations telles que le coq français ou l'Uncle Sam américain. L'usage que nous faisons de ces stéréotypes est particulièrement important, surtout lorsqu’ils s'avèrent dangereux. Il s’agit en effet de représentations et non pas de réalités : un constat essentiel lors des échanges interculturels, afin d’éviter une confrontation désagréable entre deux cultures qui ne se comprennent pas. Les incompréhensions et les stéréotypes que nous constatons d'une culture à une autre viennent principalement des codes culturels qui ne sont pas identiques pour tous. Cette théorie s'applique à tout individu qui n’a pas appris à déchiffrer les codes culturels de son interlocuteur et, de ce fait, n’a pas une attitude ouverte et explicite. Notre identité fait fasse à l’altérité dans un constat des différences. Ceci entrainera souvent des catégorisations, entendu « que nous avons tendance à percevoir les autres à travers leur catégorie d'appartenance et à leur attribuer des caractéristiques associées à cette catégorie »[6]. Malheureusement, cet état de fait peut conduire à attribuer à un individu des caractéristiques culturelles infondées et à élargir cet apriori à tous les individus d’un même groupe.
Prendre en compte les spécificités culturelles ne signifie pas vouloir diviser les peuples. Chaque société en son sein tire un bénéfice à considérer sa diversité interne. Pour exemple, la France peut difficilement être perçue sans ses cultures bretonne, corse, alsacienne, mais également africaine, arabe, hispaniques, etc. L’inverse signifierait un refus des réalités multiculturelles et exposerait l’Etat à des conflits internes et à des carences historiques. Néanmoins, prendre en compte chaque culture régionale et immigrante sans considérer leur unification au sein de la société entrainerait l’éclatement du pays. Sans oublier la richesse multiculturelle, les revendications identitaires ne doivent pas prendre le pas sur le sentiment d'appartenance national. Pour Alison Browning et André Reszler, l'identité culturelle se fonde autour de « la religion, l'histoire, la langue, les institutions politiques et sociales, le système juridique, la mythologie »[7], dans une évolution continue. L'identité culturelle regroupe tout ces points qui unifient les individus dans un passé et des valeurs communs, ainsi qu’une volonté de construire et évoluer ensemble en harmonie.
De nos jours, la révélation de la culture comme identité de l'individu a permis de mettre en évidence un caractère essentiel qui définit le phénomène culturel. Prendre conscience de sa culture, de son passé, son présent et son avenir, c'est prendre conscience de soi et de son appartenance à un groupe social spécifique. L'identité culturelle permet de maintenir la communauté en vie car elle rattache les individus entre eux, dans une même volonté d'avancer ensemble et de conserver leur identité. Ainsi, étudier les relations interculturelles revient à observer les unités culturelles et leur manière d'interagir. De même qu’un Etat doit considérer sa diversité interne, il doit considérer les diversités qui l’entourent. Les relations internationales s'en trouveront améliorées, stabilisées et sécurisées.
Confrontation avec l’altérité
Si l'étude de la culture n'a pas toujours eu bon public, cela vient du fait qu’elle met en avant les différences. Une recherche sur la diversité culturelle prend le risque de promouvoir les stéréotypes : « Un autre public craint que toute étude des cultures nationales ne soit jamais qu'un recueil de stéréotypes et de préjugés »[9]. Les études socio-culturelles, si elles sont trop périphériques et figées dans le temps, peuvent être la cause de la propagation d'idées fausses. Dans une autre analyse, il est possible de mettre en avant le côté positif des études culturelles : lorsque les spécificités culturelles sont mal comprises, le résultat mène souvent à des confits et affrontements graves. Une étude peut mettre en lumière les raisons et conséquences de ces singularités et permettre aux sociétés de se comprendre.
Les Organisations internationales font souvent état du malaise né de l'opposition culturelle entre l'Orient et l'Occident, dont les sociétés souvent très différentes font face à des méconnaissances et des peurs injustifiées. Les malentendus sont souvent nés du manque d'information d'une culture à l'autre, qui, au fur et à mesure du temps, n'a pas vu d'amélioration. Généralement, plus que des mésententes c'est la difficulté d'établir un lien et de créer un réel dialogue qui est à la base de tout conflit. Les conduites culturelles possèdent des traits définissants une culture et la rendant différente d'une autre. Les habitudes vestimentaires, la nourriture, les tâches quotidiennes etc. sont des constituants qui peuvent conduire à des incompréhensions entre les cultures. Ils entrainent parfois des jugements, venant le plus souvent d'impressions fausses, dues à une observation inadéquate de ces conduites. A toutes sociétés s'appliquent des généralités, mais il existe également des singularités qui sont souvent aux proies avec les stéréotypes. En effet, ces singularités entrainent couramment l'étonnement chez les individus d'une autre culture, qui, par la suite, se créent des opinions toutes faites. Rendant difficile le dialogue interculturel, l'incompréhension apporte la méfiance entre les cultures. L'individu pensera que chacun est comme lui et la surprise de constater que ce n'est pas le cas peut entrainer des réactions négatives et brutales. A l'inverse, l'individu peut penser que tout le monde est différent de lui et, de ce fait, avoir un a priori qui le fera agir différemment devant une personne qui, pourtant, possède des codes culturels semblables aux siens. Les différences culturelles peuvent être variées : alimentation, mode vestimentaire, rites religieux, etc.
L'incompréhension entre les cultures est un phénomène très courant. Deux personnes qui deviennent amies peuvent aussi bien avoir par la suite des rapports difficiles si leurs cultures sont différentes et donc leurs habitudes contradictoires. Voici une anecdote qui permet d'étayer ce fait : une jeune Française hébergeait dans sa famille une Japonaise de son âge, avec qui elle avait sympathisé et qui dormait dans sa chambre. Chaque soir, le chien de la maison venait se coucher dans le lit de la Française. La japonaise lui fit alors remarquer qu'elle trouvait cela très sale et qu'elle ne comprenait pas comment elle pouvait dormir dans le même lit que l'animal. La française fut blessée, jugeant qu'en matière d'hygiène la jeune femme japonaise n'en menait pas large. En effet, cette dernière utilisait la même serviette de toilette pendant plusieurs semaines de suite, alors que la française en changeait chaque semaine. D'un côté, la culture française veut que les animaux soient considérés comme des membres de la famille à part entière. De l'autre, la culture japonaise veut qu'une serviette de toilette soit forcément propre puisqu'elle ne sert qu'à essuyer quelqu'un qui est déjà lavé ; elle ne nécessite donc pas d'être changée fréquemment. Ceci démontre bien comment les différences culturelles peuvent parfois mener non seulement à de l'étonnement mais aussi à des tensions, les deux jeunes femmes n'ayant après cela, jamais pu devenir véritablement amies. Les signes et les gestes des différentes cultures sont parfois si distincts qu’ils entrainent des malentendus et des conflits. Par exemple certains signes de doigts peuvent être positifs dans une culture alors qu'ils sont une insulte pour d'autres. Le oui et le non semblent universels, même pour les sourds de naissance. Il y a cependant quelques exceptions sur la planète comme en certains endroits de la Bulgarie, de la Turquie, de l'Iran, de la Grèce, mais aussi de la Yougoslavie et du Bengale, pays n'étant pourtant pas réputés comme ayant une manière différente de s’exprimer. Ce type d'exceptions ont mené à des incompréhensions.
Ce qui rend une culture singulière est l'association de ses particularités politiques, religieuses, économiques et idéologiques. Mais cette singularité évolue et se transforme puisque les particularités en font de même. Les individus ont des habitudes et des conduites qui sont une part de leur interculturalité. Pour une culture extérieure ces conduites spécifiques peuvent être surprenantes et empêcher l'échange. C'est ainsi que sont établis des acquis qui seront retransmis aux générations suivantes, par l'éducation. Ainsi, même les idées fausses seront légitimées de père en fils, car même sans raisons ou explications elles se trouveront être une part du savoir intergénérationnel. Lorsque des États font appels à des spécialistes pour mettre en place une étude de la culture du pays avec lequel ils veulent négocier, ils prennent en considération le fait que ces cultures évoluent sans cesse et que si une caractéristique a pu être avérée il y a quelques années, elle peut avoir évolué.
Les préjugés se construisent car l'individu a besoin d'observer son environnement, de l'analyser et d'en tirer des conclusions pour le maîtriser. De là, une personne sera encline à observer puis décomposer l'attitude de son interlocuteur afin d'avoir un premier avis et un comportement adapté à la situation. Cependant, cet avis peut-être faux au premier abord. « Les stéréotypes, les préjugés, la xénophobie résultent ainsi d'un imaginaire hérité comme négatif ou des chocs entre un imaginaire positif de l'autre et sa réalité trouvée différente »[8]. La vision que nous avons d’autrui — et dont les conséquences peuvent être désastreuses sur les relations interculturelles, si cette vision est faussée — vient de notre imaginaire. Par opposition, il existe une réalité qu'il nous faut atteindre. Sortir de l'imaginaire est un travail à effectuer pour parvenir à la compréhension et au dialogue.
[1] Site de l'UNESCO, secteur de la culture, les diversités culturelles, http://portal.unesco.org/culture/fr/
[2] Il s’agit d’une idée préconçue dans un cadre de référence donné, telle qu'elle y est habituellement admise et véhiculée.
[3] Il s’agit d’une opinion, idée préconçue, adoptée sans examen en l'absence d'informations ou de pratiques suffisantes.
[4] LIPIANSKY Edmond-Marc, « la communication interculturelle », Les cahiers français, n°258, oct.-déc. 1992, p. 27.
[5] STENOU Katerina, Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel, L’UNESCO et la question de la diversité culturelle : Bilan et stratégies, 1946-2004, Paris, UNESCO, version révisée 2004, page 9.
[6] LIPIANSKY EDMOND-MARC, « la communication interculturelle », op. cit.., p. 29.
[7] BROWNING Alison et RESZLER André, « Identité culturelle et relations internationales (libre propos sur un grand thème) », Relations internationales, n°24, hiver 1980, page 383.
[8] DEMORGON Jacques, complexité des cultures et de l’interculturel (contre les pensées uniques), op. cit., p 188.
[9] Ibid, p 63.
La saison 2010-2011 du projet de Sensibilisation à la Diversité Culturelle s'est officiellement achevée la semaine dernière. Notre campagne d'interventions dans des écoles primaires, au cours desquelles des étudiants internationaux présentent leur culture d'origine aux enfants, a été particulièrement appréciée par les enseignants responsables de nos classes partenaires. Ils ont tenu à nous transmettre leurs remerciements et souhaitent poursuivre notre collaboration l'année prochaine.
Retrouvez la suite de cet article sur le site de Biblion Project en cliquant sur le lien
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Projet de Sensibilisation à la Diversité Culturelle
En tant que passionnée de la diversité culturelle, je suis actuellement responsable du projet de Sensibilisation à la Diversité culturelle de l'association Biblion Project. Nous présentons diverses cultures aux élèves d'écoles primaires grâce à la participation de bénévoles internationaux. Ceci permet de sensibiliser les enfants aux réalités identitaires dès le plus jeune âge, leur offrant une ouverture sur le monde et une plus grande tolérance.
Pour mieux connaître le travail de Biblion Project
Pour mieux connaître le travail du projet de Sensibilisation à la Diversité Culturelle
« Le premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue » disait Stendhal.
Au cours des siècles, l'homme a toujours évolué à travers sa langue, exprimant ses différences et spécificités grâce à un vocabulaire issu de son parcours historique. La langue est vite devenue le symbole des sociétés et le moyen le plus efficient de représentation des cultures. Cependant, le monde a rapidement trouvé une barrière dans ce Babel complexe qui freine les échanges internationaux et la compréhension mutuelle. Chacun a souhaité promouvoir sa propre langue pour permettre la survie de sa culture, créant ainsi d'autres conflits et des rejets. A ce jour, le monde a-t-il compris que la langue était un moyen fort d'expression de l'identité culturelle et que, de ce fait, la diversité des techniques linguistiques était un atout plutôt qu'une difficulté ?
Se comprendre et s'exprimer dans un monde pluriculturel
La définition de la langue comprend toute forme de communication orale ou physique. Il s’agit d’un outil propice à la communication qui permet l’échange de messages entre les peuples, « les langues sont au cœur de ces interactions et de ces interférences des hommes avec leur environnements et des hommes entre eux ». De part leur diversité et leur richesses, les langues sont le véhicule des valeurs et principes sur lesquels se basent les cultures. La langue est donc un vecteur important de l'expression culturelle. Ceci a longtemps été démontré par la volonté des peuples à étendre leur langue maternelle au-delà de leur frontière. De même, apprendre une nouvelle langue est la première étape à laquelle l'État nous a permis d'accéder, pour comprendre et connaître les mœurs d'une culture extérieure... Lire la suite
Le canal de l'expression des identités culturelles
« Je rêve en chamicuro,
mais, mes rêves, je ne peux les raconter à personne,
parce que personne d'autre que moi ne parle chamicuro.
On se sent seul quand il n'y a plus que soi. »
Natalia Sangama
Rapidement, les organisations internationales ont perçu l'importance de la langue, mise en avant comme étant le vecteur de l'identité culturelle. Dans l’ère mondialisée actuelle, certaines langues peu parlées commencent déjà à disparaître, condamnant ainsi un patrimoine riche à être oublié. La langue permet l'expression orale de la culture. Les mots qui la composent facilitent la compréhension des singularités et spécificités d'une culture, d'autant plus si ces mots ont un sens unique dans cette langue. De ce fait, les organisations internationales et non-gouvernementales prennent activement cet outil culturel sous leur aile, lui donnant une signification universelle...Lire la suite
« Voilà qu'après un demi-siècle d'isolement, s'ouvrent à nouveau des possibilités de dialogue ou d'actions communes, c'est-à-dire de faire servir les différences de chacun à l'enrichissement
de tous. »
Thierry de Beaucé
Mémoire sur la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO :
Cette Convention a été adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en octobre 2005. Elle est entrée en vigueur le 18 mars 2007 et marque une évolution de la considération des expressions culturelles sur le plan international. Les biens et services culturels représentent une part de l'identité de chaque individu et, de ce fait, ne doivent pas être considérés comme des marchandises comme les autres. La Convention de 2005 permet d'entrevoir de nouvelles perspectives pour la diversité des expressions culturelles et marque un tournant dans les mentalités internationales concernant la question de la protection des spécificités mondiales. Diverses cultures qui représentent l'ensemble de l'espèce humaine et qu'il est nécessaire de protéger dans le cadre des politiques de développement durable.